vendredi, 13 octobre 2006
Kumar
Avec plus de 40°c à l’ombre et un taux d’humidité à peine supportable, nous n’avions aucune envie de pédaler ce lundi matin. Je proposais donc à Éric de louer un rickshaw pour nous emmener à Paradise Beach et à Auroville. Mais lequel choisir … des rickshaws, il y en a 13 à la douzaine à Pondichéry ! « Pas à moteur » demandais-je, « pour pouvoir profiter du paysage et prendre quelques photos ». Éric acquiesça. Nous partîmes donc à la recherche du rickshaw-vélo idéal, c’est à dire dans mon esprit, d’un véhicule coloré, propre (critère assez difficile à satisfaire en Inde), accompagné d’un conducteur souriant et aimable. Après avoir quitté l’hôtel et parcouru une centaine de mètres, nous tombâmes nez à nez sur LE rickshaw de mes rêves ! Magnifiquement décoré, peint de milles couleurs et propre comme un sou neuf. Voyant que l’on s’attardait devant le véhicule, un vieillard tout rachitique s’approcha de nous. « Pourvu que ça ne soit pas le propriétaire » me murmura à l’oreille Éric (comment un vieil homme pourrait-il pousser sur les pédales et transporter deux touristes dans un paysage vallonné ?). Heureusement pour nous, non. L’homme, lorsqu’il comprit que nous recherchions un moyen de locomotion, héla un jeune homme qui prenait le thé avec quelques amis. Celui-ci arriva en courrant et se présenta sous le nom de Kumar. Après les négociations habituelles, nous prîmes place dans le rickshaw et nous partîmes pour 5 heures de pur bonheur.
Kumar se révéla être un excellent guide parlant l’anglais et un peu le français. Il nous emmena en moins de 20 minutes au petit port touristique ou nous attendait le bateau en partance pour Paradise Beach. Il nous attendit plus de 2 heures 30 et, après nous avoir expliqué que le seul monument qui se visitait à Auroville était en travaux, nous proposa de nous emmener au port de la ville, ce que nous acceptâmes avec joie. Nous prîmes des petites routes serpentant à travers les différents villages entourant Pondichéry. Des enfants s’amusèrent à courir après nous, des moutons nous coupèrent le passage, des vieilles femmes assises sur le bord de la route nous regardèrent passer éberluées et des paysages cachés aux yeux des simples touristes s’offrirent à nos yeux. Bref, une heure d’enchantement et de découverte. La nuit arrivant, nous demandèrent à Kumar de nous déposer à l’hôtel et pour le remercier de ce magnifique après-midi, nous lui donnèrent, en plus du prix négocié, un bon pourboire.
Voici son histoire :
Kumar, Indou de naissance, se convertit au catholicisme en épousant sa femme, preuve d’un mariage d’amour. Il eut avec elle 3 enfants, 2 filles et un garçon qu’il aime profondément, avant que celle-ci ne décède de maladie. Pour leur payer leur scolarité, il travaille d’arrache pied jour et nuit. Une famille allemande lui a financé l’achat de son rickshaw, qu’il entretient particulièrement bien, sur lequel il a inscrit les noms de ses bienfaiteurs et les noms de ses enfants.
14:00 Publié dans Pondichéry | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 12 octobre 2006
Se baigner à Pondichéry …
La ville elle-même ne possède pas de plage, si vous voulez vous baigner, les plages de sable les plus proches se trouvent à environ 3 km Essayez Paradise Beach avec son immense étendue de sable ou alors, la plage d’Auroville ou, paraît-il, les femmes peuvent se baigner en maillot sans être dévisagées par la gente masculine.
Pour ma part, je suis allée à Paradise Beach, petit joyaux de la région de Pondichéry. Pour y accéder, vous devez prendre une petite embarcation motorisée qui vous y emmènera, pour un peu plus de 50 roupies par personne. Arrivée sur place, une buvette vous attend et vous offre nombreux rafraîchissements, très appréciés par les touristes !
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Bienvenu à Paradise Beach
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Arrivée de l'embarcadaire
Éric n’a pas voulu se baigner (pas de douche ou de cabine pour se changer), moi, j’ai suivi le mode indien….Baignade tout habillée !!
Ne vous arrêtez pas à la plage, marchez sur 2 ou 3 kilomètres, vous trouverez un petit village de pêcheurs et, si vous avez de la chance (comme nous ;-) ), vous apercevrez les pêcheurs ramener les prises de la nuit aux femmes qui étalent les sardines sur le sable pour les faire sécher. (Voir photoblog)
12:50 Publié dans Pondichéry | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 11 octobre 2006
Les pompiers de Pondichéry
Lors de notre première sortie, nous rencontrâmes les pompiers de Pondichéry qui préparaient les véhicules pour la fête Dussehra. Ancienne sapeur-pompier volontaire, je ne pus résister à la tentation d’aller leur parler. Heureux comme tout de pouvoir discuter avec un pompier français, qui plus est une femme, nous fûmes invités à entrer dans les bâtiments et nous à rencontrer l’officier de garde ce jour là.
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Entrée de la caserne
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Bâtiment principal
Celui-ci se prêta très gentiment au jeu des questions et après une demi-heure d’échange, je sus que Pondichéry comptait plusieurs casernes réparties tous les 15 km, que l’équipe était composée uniquement d’hommes (pas de femmes pompiers en Inde), que le nombre d’interventions pour une année était de l’ordre de 300 et que les secours à personne dépendaient d’un autre département.
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L'officier de service
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Ou sont passés les tuyaux, les tuyaux ...
Nous terminâmes notre rencontre par l’éternelle séance photo !
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On se prépare...
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Avec le camion ...
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Et la photo finale !
15:35 Publié dans Pondichéry | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 09 octobre 2006
Pondichéry partie 1
Malgré une nuit de bus plutôt chaotique, nous arrivâmes à la gare routière de Pondichéry le samedi 30 octobre plein d’espoir (pain, croissant, boulangerie française, vin et fromage, mais surtout poisson!) et en pleine forme.
Notre hôtel, une ancienne villa coloniale, se trouvait à 150 mètres de la plage, dans une petite rue tranquille, et était composé d’un personnel très accueillant et très aimable.
Entrée extérieure de l'Hôtel, Villa Helena
Nous eûmes l’agréable surprise d’être invités à prendre un bon petit dej (nos premiers croissants !) alors que nous ne faisions que passer déposer nos bagages. L’endroit était tellement plaisant, que nous nous sommes reposer deux bonnes heures avant de partir découvrir la ville.
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Eric prenant son petit dejeuner à l'ombre et au frais !
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Premier pas dans Pondichéry, premiers désaccords avec un commerçant indien ! Pour visiter la ville et ses alentours, nous avions décidé de louer un vélo (entre 20 et 70 roupies la journée selon le Lonely). Après avoir demandé un peu partout, nous trouvâmes un Indien louant des vélos et motos. « 100 roupies par jour et par personne » me dit-il. « Trop cher ! » lui répondis-je. Après 20 minutes de négociation, j’arrive à 500 roupies pour deux vélos, pour 3 jours. Bon, on n’a pas beaucoup de temps et j’ai la flemme de chercher un autre loueur. Le prix décidé, notre commerçant nous invite alors à remplir les papiers nécessaires à la location et demande à Éric l’original de tous ses papiers d’identité et une caution de 2000 roupies ! Éric refuse, comment faire en cas de contrôle ? Le marchand s’énerve, moi aussi, je pars, Éric me suit, sous les injures de l’Indien. Ou trouver un vélo …coup de chance, nous trouvons une petite boutique qui nous louera deux vélos pour 3 jours, pour seulement 40 roupies au total….
Vers 11h, nous revenons à l’hôtel nous désaltérer et prendre une douche, dans une chambre mise gracieusement à disposition par la villa. Ouf ! Un peu de fraîcheur, il doit faire 40°c au soleil.
Vers midi, nous avons nos chambres. Pas de déception, nous reviendrons !
chambre
le lit
salle de bain
06:25 Publié dans Pondichéry | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note