vendredi, 06 avril 2007

Visite du Red Fort

Nous continuâmes notre journée en nous dirigeant vers le Red Fort (entrée à 100 roupies par personne, de 8h30 à 6h30), construit de 1638 à 1648. La hauteur de ses murailles varie de 18 à 33 mètres suivant que l’on se trouve côté rivière ou côté ville. Le fort ne se visite qu’en partie, l’une d’elle étant un terrain militaire.

A savoir : le jeudi, l’accès au fort est réservé aux femmes.

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La porte principale porte le nom de Lahore Gate car elle se trouve dans la direction de Lahore, maintenant territoire pakistanais. De cette entrée, nous arrivâmes dans une galerie voûtée, le Chatta Chowk, sorte de bazar couvert où l’on trouve toutes sortes de boutiques souvenirs.
Autrefois, cette portion du fort était le domaine des dames de la cour et s’appelait le Meena Bazaar. Les commerces vendaient alors des articles de luxe pour la maison royale comme des soieries, des bijoux et de l’or.

Astuce : dans une des ces échoppes, j’ai réussi à négocier de très jolis sacs à main pour 60 roupies pièces.

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La galerie nous mena au Naubat Khana, ce qui signifie maison du Tambour. C’est de ce bâtiment que les musiciens jouaient pour l’empereur. A l’étage, se trouve un musée des armes qui se révèle être très intéressant par ses peintures murales et ses plafond incrustés. Malheureusement, les photos sont interdites…

La construction suivante est le Diwan I Am, dont il ne reste pas grand-chose. C’était la salle des audiences publiques ou l’empereur venait écouter les doléances de ses sujets.

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Notre visite nous emmena sur différents sites, tous peu restaurés ou interdis d’accès. Nous découvrîmes le Diwan I Khas, grande salle de marbre blanc ou l’empereur recevait sa cour, les bains royaux, le Shahi Burj, tour octogonale de 3 étages, le Moti Masjid, petit mosquée sans charme particulier et les jardins et leurs canaux.

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Astuce : au sud, à l’abris des regards, se cache un petit musée d’archéologie qui vaut le détour. Entrée libre, photo interdite

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jeudi, 05 avril 2007

Suite de nos aventures à Delhi ...

Après avoir enfin récupéré nos billets de train, il fallait maintenant trouver un hôtel pour la nuit. J’avais repéré dans le Lonely Planet une petite pension familiale qui avait l’air très sympathique et surtout très calme, la Master Paying Guest Accomodation. Malheureusement pour nous, à notre arrivée, le gérant nous annonça qu’il était plein pour le mois à venir. Loin de nous mettre à la porte, sa femme nous proposa de nous reposer un peu, nous offrit du thé et mit à notre disposition son téléphone afin de prendre contact avec d’autres établissements.
Après nous être bien désaltérés, nous repartîmes en rickshaw direction Old Delhi, quartier où nous aurions le plus de chance de trouver quelque chose.

Encore une fois, je suivi l’avis du Lonely Planet qui, pour une fois, se révéla être de mauvais conseil. Pour notre première nuit à Delhi, nous choisîmes donc l’Hotel New City Palace qui, malgré son nom, n’a rien d’un palace, au contraire : je me suis réveillée le matin avec des boutons partout qui me démangèrent tout le long de mon voyage jusqu’à mon retour à Bangalore, ou je pris très rapidement rendez-vous chez le médecin afin de calmer les irritations.

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Notre hôtel

Seul point positif, nous étions à 5 minutes à pied du fort de Old Delhi, ce qui nous permettrait de profiter de notre matinée avant de prendre le train pour Agra.

Master Paying Guest Accomodation
R 500, New Rajendra Nagar
Tel : 011 25 74 10 89
Chambre double à 895 roupies, très bon rapport qualité/prix.
Pensez à réserver longtemps à l’avance.
Je conseille fortement !

Hotel New City
Tel : 011 23 27 95 48
550 roupies la chambre de 4.
Je Déconseille fortement !

Le quartier de Old Delhi est l’un des plus animés de la ville : de nombreux bazars et marchés encouragent les passant à acheter milles et unes bricoles, des vendeurs ambulants vous proposent des mets les plus variés et des lieux de cultes jalonnent les rues.
Pour votre shopping, flânez dans le Chandni Chowk, bazar animé se situant le long de l’artère principale de Old Delhi. Vous pourrez trouver tout ce que vous voulez pour des prix défiant toute concurrence !

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Nous avons commencé notre journée par la visite de la mosquée, la Jama Masjid, la plus grande du sous-continent. Sa construction commença en 1644 pour ne s’achever qu’en 1658. Ses deux minarets, à bandes verticales de grés rouge s’alternant avec du marbre blanc, font 40 mètres de hauteur. Sa cour peut accueillir jusqu’à 25000 personnes.
La mosquée est ouverte à tous sauf, pour les non musulmans, à l’heure des prières (tranche de 30 minutes). L’entrée est gratuite, appareil photo à 100 roupies et montée du minaret à 25 roupies.

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mercredi, 28 mars 2007

Arrivée à Delhi

De Delhi nous n’avons vu que le vieux quartier, Old Delhi, et l’India Gate. Nous sommes arrivés un samedi matin espérant trouver une chambre d’hôtel assez facilement : « Delhi c’est immense, nous n’aurons aucun mal à trouver un endroit ou passer la nuit », pensions-nous. Grosse erreur ! Je n’ai jamais autant galéré pour trouver un toit !

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Fort de Delhi, Old Delhi

Rejoindre le centre ville depuis l’aéroport se révèle être une épreuve plutôt facile grâce aux taxis prépayés. Le tout est d’acheter son bon de transport DANS l’aéroport et de sortir du terminal son bon à la main (cela vous empêche d’être harcelé par les chauffeurs de rickshaws ou taxis non gérés par la ville).

Comme nous devions réserver le plus tôt possible un billet de train pour Agra, nous demandâmes à notre chauffeur de nous déposer à la gare centrale. Ce qu’il fit après une traversée plutôt épique de la ville. A partir de cet instant là, notre arrivée dans la capitale devint un véritable parcours du combattant.

Tout d’abord, un employé de la gare nous accosta en nous expliquant que le bureau des réservations pour les touristes ne se trouvait pas dans la gare centrale mais dans un quartier un peu plus loin. Très aimable, il nous accompagna jusqu’à la station de rickshaws et nous négocia même le prix à 10 roupies la course (là, j’avoue, un doute naquit en moi).

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Gare de New Delhi

Lorsque le rickshaw nous déposa devant la soi-disant agence, mes doutes ne furent qu’augmenter. Tout d’abord, le bâtiment était composé de bureaux modernes et bien équipés en informatique et deuxièmement, l’homme qui nous a accueilli portait un costume 3 pièces. Jamais un employé d’une agence d’état ne pourrait se l’offrir. Et lorsque notre homme nous annonça que tous les trains de la semaine était pleins mais qu’il pouvait nous avoir des places pour plus 500 roupies par personne (au lieu de 90 roupies) j’eus la certitude que nous étions dans une agence bidon, créée pour dépouiller les touristes innocents.

Après lui avoir fait comprendre qu’il se moquait de nous, nous sommes partis en direction de la gare centrale (de nouveau). Alors que nous avions parcouru une centaine de mètres en remontant la rue, nous nous trouvâmes nez à nez devant le vrai office de tourisme de Delhi. Plus tard, après avoir bavarder quelques minutes avec l’employé à l’accueil, j’appris que c’était une arnaque commune que d’envoyer les touristes fraîchement débarqués dans ces agences bidons. Cet homme m’indiqua comment réserver mes billets de train depuis la gare centrale et je le quittais réconciliée avec les centres d’informations indiens.

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Photo souvenir avant le départ, père d'Eric

A notre arrivée à la gare, devant le bâtiment des réservations ferroviaires, une autre mauvaise surprise nous attendait. L’employé qui gardait la porte d’entrée nous refusait l’accès, prétextant que nous devions acheter nos billets dans un autre bâtiment (qui après explication se révéla être celui dont nous arrivions). Furieux, nous forçâmes le passage mais les militaires postés à l’entrée nous barrèrent le passage : « On ne rentre pas avec des sacs, question de sécurité ». « Ok, no problem » (retenez cette phrase, elle va vous beaucoup vous servir en Inde !). Nous nous dirigeâmes alors vers les vestiaires ou les Indiens laissaient leurs affaires. « No » fut la réponse de l’homme s’occupant de numéroter les sacs. Comment ça non ? « Pas de sacs sans cadenas ». « Quoi ?! Vous vous foutez de notre gueule ! » (A cet instant, nous avions perdu tout sang froid) « Aucun sac n’a de cadenas !! ». « Si vous n’avez pas de cadenas, je ne prends pas les sac », répliqua l’homme têtu comme un mule. Il ne voulu rien savoir.

Heureusement pour nous, nous étions plusieurs et, tandis que les parents d’Eric gardaient nos bagages, nous nous rendîmes aux comptoirs pour acheter nos billets. Coup de chance, deux guichets réservés aux femmes étaient ouverts. Je me faufile dans la queue et au bout de 15 minutes, je ressors, nos précieux sésames dans la main.

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Eric et moi, attendant le départ du train

Coût de l’opération : plus de 3 heures de prise de tête pour acheter un billet de train pour relier les 190 km qui nous séparent d’Agra.

La suite de nos aventures à Delhi au prochain épisode….

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