samedi, 13 octobre 2007

Mariage à Leh

Lors de notre séjour à Leh, nous avons eu la chance d’être invités à un mariage musulman. Jusqu’à présent, nous n’avions assistés qu’à des cérémonies indoues.

Dans un premier temps, la mariée, parée de ses plus beaux atours, fait le tour de la ville entourée de sa famille et de ses amies. Elle est applaudie par les passants et de la musique accompagne le cortège.

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Puis, nous nous sommes tous retrouvés sous de grandes tentes décorées ou tables, coussins et estrade étaient installés. A partir de ce moment là, les hommes et les femmes se séparent, chacun ayant sa tente attitrée. Les jeunes mariés ne se sont toujours pas rencontrés.

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Alors qu’Eric a passé une très bonne soirée ou il a pu manger (les hommes sont servis en premiers, les femmes attendent qu’ils aient fini de manger pour être servies à leur tour), boire et discuter à volonté avec les autres convives, je garde un souvenir plutôt mitigé de la mienne. Tout d’abord, contrairement à il y a quelques années, les mariages musulmans ne sont plus du tout dynamiques. J’ai passé plus de deux heures assise à regarder les étoiles ! Pas de musique pour animer la soirée, pas de chants ou de danses, rien pour égayer ou amuser les convives. En plus, les femmes assises à côté de moi ne parlaient pas un mot d’anglais.

J’ai tout de même pu entrevoir quelques passages de la cérémonie quand, au bout d’une heure, la famille et les amis proches se sont levés afin d’offrir à la mariée des écharpes de tissu blanc ou étaient tissés des symboles de chance ainsi que des billets de 10 roupies.
Au bout de 15 minutes, on ne voyait plus la jeune épouse qui avait disparu sous toutes ces écharpes ! Les demoiselles d’honneur sont alors venues la débarrasser de son fardeau. Puis, la famille fait le tour des invités pour les remercier d’être venus.

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A partir de ce moment là, les choses se sont corsées lorsqu’une amie de la famille est venue me voir pour me demander de quitter les lieux, la cérémonie étant privée. Je ne comprenais pas puisque j’avais été invitée par le cousin du marié mais bon, je n’allais pas faire un scandale. J’ai donc quitté la fête au moment ou Éric venait de terminer son repas. En apprenant cela, le cousin en question est allé voir cette amie pour lui dire qu’elle n’avait pas à m’exclure de la soirée et me pria de revenir. Mais restée seule, au milieu de convives ne parlant pas un mot d’anglais et sachant que je n’étais pas désirée, cela ne m’a pas inspiré grand-chose. J’ai préféré rentrer avec Eric.

Une demi-heure après, c’est le patriarche familial lui-même qui est venu me présenter ses excuses en m’apportant mon repas (délicieux !) à mon hôtel. Je lui ai assuré que je n’étais pas du tout vexée ni fâchée et je l’ai remercié pour cette attention qui m’a réconciliée avec ma soirée.

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