jeudi, 27 septembre 2007

Leh

Leh n’a pas en elle-même grand intérêt. Depuis l’ouverture du Ladakh au tourisme, la ville est devenue polluée tant par les gaz d’échappement que par le plastique jeté à tout-va par terre. L’été, de juin à septembre, la ville double son nombre d’habitants grâce aux touristes et villageois des différentes vallées qui se joignent aux autres commerçants pour la saison. Beaucoup des échoppes sont tenues par des indiens du Rajasthan, c’est pourquoi vous pouvez trouver toutes les spécialités de cette région.



Arrivée à Leh par les airs

La gompa principale, au cœur de la ville, vaut le détour, ainsi que ses sœurs dispatchées un peu partout dans la ville et sa campagne. Le palais est, personnellement, sans grand intérêt et la gompa se trouvant juste au-dessus, est le plus souvent fermée. Par contre, la visite à pied du vieux Leh est agréable. C’est ici que vous rencontrerez les villageois de souche qui auront un immense plaisir vous inviter prendre une tasse de thé.




Au Ladakh, le thé est salé et fait avec du beurre de Yack. Nous n’avons pas du tout appréciés, même Eric qui est pourtant un grand buveur de ce breuvage.

Même si dans cette région la pauvreté est moins omniprésente que dans le reste de l’Inde, nous avons vu des enfants des rues qui réclamaient quelques sous aux passants. Remarque intéressante, les mendiants étaient tous de type hindou et non ladakhi ou Inde du Nord.

La ville compte quelques mosquées dont une toute dernière en construction. Les riverains sont maintenant à majorité musulmans et des tensions bouddhistes-musulmans commencent à émerger. Nous logions juste derrière le quartier musulman, plus précisément, derrière le quartier des boulangers. Les fours fonctionnent du matin au soir, seuls les pains changent. Un peu sucré et avec un fruit confit dessus le matin et, plus salé et non décoré le soir. Les boulangers étaient très sympas et nous avons passé un bon moment en leur compagnie.




Nous avons essayé le camion stop, mode de transport très répandu au Ladakh. Nous attendions un bus au bord de la route avec un groupe de jeunes en sac à dos et nous ne connaissions pas les horaires de passage. Je n’avais pas envie d’attendre une ou deux heures car l’après midi se déroulait un match de polo en ville. Alors, lorsqu’un camion s’approcha de nous, je me suis mise au milieu de la route en faisant du stop. Coup de chance, le chauffeur s’arrêta et nous autorisa à monter à l’arrière. L’aventure vaut le coup !! Arrivés à mi-parcours, le camionneur nous explique qu’il finit sa livraison ici et chance extraordinaire… le bus pour Leh arrivait en même temps que nous au village. En deux-trois mouvements, nous nous sommes tous retrouvés dans le bus… qui était conduit par un gamin de 14 ans !!!!! Véridique !

Les gens du Ladakh sont adorables, aimables et accueillants. Les seuls qui gâchent cet environnement sont … les touristes !!!! Attention à ne pas confondre baroudeurs en sac à dos et touristes : les premiers voyagent écolo et avec un esprit ouvert, les seconds restent dans leurs hôtels 4 étoiles et ne sortent que pour empoisonner la vie des autres. Je suis désolée si j’en choque quelques uns mais jamais, pourtant j’ai voyagé, au non jamais je n’ai autant rencontré de C..s !!!!
Du genre, ils arrivent au dernier moment sur les lieux des animations culturelles (alors que nous, nous sommes là depuis 3 heures pour avoir une bonne place) et ils se placent juste devant vous, sans aucune gêne, vous empêchant alors de prendre vos photos (et il n’y a rien de pire pour moi). Ou encore, ils montent directement sur la scène pour prendre en photo les danseurs, s’assoient dans la tribune officielle, mettent leur objectif directement sur le visage d’une personne sans demander l’autorisation de prendre la photo, etc, etc.


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