jeudi, 20 septembre 2007
Lac Pangong Tso
Pour aller au Lac Pangong Tso, il nous a fallu passer le 3ème plus haut col au monde à une altitude de 5289 mètres. Nous avons roulé pendant plus de 4 heures avant d’apercevoir le plus vaste lac salé d’Asie coincé entre deux chaines de montagnes. Le Lac est une frontière naturelle nous séparant de la Chine, d’où la présence militaire importante et l’interdiction de franchir la limite des 7 km alors que le lac s’étire sur plus de 130 km.
Sur la route, des tentes affichant les noms d’hôtel ou de restaurant sont dressées. Certaines possèdent des lits de camp, d’autres juste une ou deux chaises entourant une petite table en plastique.

Eparpillées le long du mince filet d’eau serpentant la vallée, des fermes abritent des bergers et leurs familles. C’est bientôt la fin de l’été et les yacks ont bien profité de l’herbe tendre. Dans 15 jours, les nomades regagneront leurs villages pour y passer l’hiver.
Derrière nous, une file de jeeps transportant quelques touristes fortunés s’arrête. Des vitres tintées des voitures se devinent le crépitement de flash. Leur guide leur demande s’ils souhaitent faire la connaissance de ce berger avec qui je discute. La réponse a du être négative car la colonne motorisée reprend sa route. Dommage, ils ne savent pas ce qu’ils manquent.
De ces rencontres, j’ai ramené des magnifiques portraits et des souvenirs inoubliables. Une femme m’invite à rentrer dans sa hutte et me propose un thé. J’appelle Éric pour qu’il me rejoigne. La maisonnette est minuscule, une pièce seulement dont la majeure partie est occupée par des ustensiles de cuisine et un foyer central. Une forte odeur se dégage du lieu, pas désagréable mais inédite. Dans l’enclos d’à côté, une jeune fille se bat pour que son troupeau de chèvres rentre en ordre. Un peu plus haut, une femme trait une femelle yack dont les petits ont été écartés.
Sur la route, nous croisons des touristes en panne. Il est déjà 14heures, nous redescendons pour atteindre Leh avant la nuit. Eux ne sont toujours pas arrivés au lac et doivent se trouver à Leh dans la soirée. Nous leur souhaitons beaucoup de courage !!

Nous sommes les seuls touristes qui voyageons en mini-van. Cela en surprend beaucoup, moi la première ! Comme quoi, plus c’est petit, plus c’est costaud !!
A un seul moment, nous avons du sortir de la voiture afin que le chauffeur puisse gravir une pente assez raide d’éboulis.
En chemin, nous croisons des hommes et femmes qui regoudronnent la route. En effet, vu sa position géographique et politique, la route menant au lac et la seule qui est entretenue toute l’année. Les autres voies de circulation sont délaissées des le 15 septembre.

Sur le bord des routes, nous trouvons des panneaux de la sécurité routière indienne:

Jusqu’à présent, le mal des montagnes nous avait épargné. Il nous rattrapa en force à la fin de la journée, lors de notre deuxième passage du col. Personnellement, j’ai cru que je ne finirais jamais le trajet. Une fois l’épreuve de la route interminable franchie, nous nous sommes jetés dans notre lit pour ne nous lever que le lendemain matin.
Note sur le mal des montagnes : Il traduit une mauvaise adaptation de l'organisme à l'altitude. Les symptômes sont variés : troubles du caractère, anxiété, oppression thoracique, insomnie, migraines, vertiges, bourdonnements d'oreille, palpitations, tachycardie, nausées, vomissements, lassitude, excitation etc. Dans les formes graves, il aboutit à un œdème cérébral ou à un œdème du poumon, les deux mortels en l'absence de traitement (oxygénothérapie).
Pour éviter d’être malade, il est conseillé de dormir à une altitude plus basse que celle à laquelle vous avez passé la journée.
Sur la route, des tentes affichant les noms d’hôtel ou de restaurant sont dressées. Certaines possèdent des lits de camp, d’autres juste une ou deux chaises entourant une petite table en plastique.

Eparpillées le long du mince filet d’eau serpentant la vallée, des fermes abritent des bergers et leurs familles. C’est bientôt la fin de l’été et les yacks ont bien profité de l’herbe tendre. Dans 15 jours, les nomades regagneront leurs villages pour y passer l’hiver.
Derrière nous, une file de jeeps transportant quelques touristes fortunés s’arrête. Des vitres tintées des voitures se devinent le crépitement de flash. Leur guide leur demande s’ils souhaitent faire la connaissance de ce berger avec qui je discute. La réponse a du être négative car la colonne motorisée reprend sa route. Dommage, ils ne savent pas ce qu’ils manquent.
De ces rencontres, j’ai ramené des magnifiques portraits et des souvenirs inoubliables. Une femme m’invite à rentrer dans sa hutte et me propose un thé. J’appelle Éric pour qu’il me rejoigne. La maisonnette est minuscule, une pièce seulement dont la majeure partie est occupée par des ustensiles de cuisine et un foyer central. Une forte odeur se dégage du lieu, pas désagréable mais inédite. Dans l’enclos d’à côté, une jeune fille se bat pour que son troupeau de chèvres rentre en ordre. Un peu plus haut, une femme trait une femelle yack dont les petits ont été écartés.
Sur la route, nous croisons des touristes en panne. Il est déjà 14heures, nous redescendons pour atteindre Leh avant la nuit. Eux ne sont toujours pas arrivés au lac et doivent se trouver à Leh dans la soirée. Nous leur souhaitons beaucoup de courage !!

Nous sommes les seuls touristes qui voyageons en mini-van. Cela en surprend beaucoup, moi la première ! Comme quoi, plus c’est petit, plus c’est costaud !!
A un seul moment, nous avons du sortir de la voiture afin que le chauffeur puisse gravir une pente assez raide d’éboulis.
En chemin, nous croisons des hommes et femmes qui regoudronnent la route. En effet, vu sa position géographique et politique, la route menant au lac et la seule qui est entretenue toute l’année. Les autres voies de circulation sont délaissées des le 15 septembre.

Sur le bord des routes, nous trouvons des panneaux de la sécurité routière indienne:

Jusqu’à présent, le mal des montagnes nous avait épargné. Il nous rattrapa en force à la fin de la journée, lors de notre deuxième passage du col. Personnellement, j’ai cru que je ne finirais jamais le trajet. Une fois l’épreuve de la route interminable franchie, nous nous sommes jetés dans notre lit pour ne nous lever que le lendemain matin.
Note sur le mal des montagnes : Il traduit une mauvaise adaptation de l'organisme à l'altitude. Les symptômes sont variés : troubles du caractère, anxiété, oppression thoracique, insomnie, migraines, vertiges, bourdonnements d'oreille, palpitations, tachycardie, nausées, vomissements, lassitude, excitation etc. Dans les formes graves, il aboutit à un œdème cérébral ou à un œdème du poumon, les deux mortels en l'absence de traitement (oxygénothérapie).
Pour éviter d’être malade, il est conseillé de dormir à une altitude plus basse que celle à laquelle vous avez passé la journée.
13:25 Publié dans Ladakh | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
Excellent conseil, je viens tout juste de découvrir votre site et l'ai entièrement dévoré. Vous avez une très belle plume, bravo !
Ecrit par : cotes | mardi, 06 avril 2010
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