mercredi, 28 mars 2007
Arrivée à Delhi
De Delhi nous n’avons vu que le vieux quartier, Old Delhi, et l’India Gate. Nous sommes arrivés un samedi matin espérant trouver une chambre d’hôtel assez facilement : « Delhi c’est immense, nous n’aurons aucun mal à trouver un endroit ou passer la nuit », pensions-nous. Grosse erreur ! Je n’ai jamais autant galéré pour trouver un toit !

Fort de Delhi, Old Delhi
Rejoindre le centre ville depuis l’aéroport se révèle être une épreuve plutôt facile grâce aux taxis prépayés. Le tout est d’acheter son bon de transport DANS l’aéroport et de sortir du terminal son bon à la main (cela vous empêche d’être harcelé par les chauffeurs de rickshaws ou taxis non gérés par la ville).
Comme nous devions réserver le plus tôt possible un billet de train pour Agra, nous demandâmes à notre chauffeur de nous déposer à la gare centrale. Ce qu’il fit après une traversée plutôt épique de la ville. A partir de cet instant là, notre arrivée dans la capitale devint un véritable parcours du combattant.
Tout d’abord, un employé de la gare nous accosta en nous expliquant que le bureau des réservations pour les touristes ne se trouvait pas dans la gare centrale mais dans un quartier un peu plus loin. Très aimable, il nous accompagna jusqu’à la station de rickshaws et nous négocia même le prix à 10 roupies la course (là, j’avoue, un doute naquit en moi).

Gare de New Delhi
Lorsque le rickshaw nous déposa devant la soi-disant agence, mes doutes ne furent qu’augmenter. Tout d’abord, le bâtiment était composé de bureaux modernes et bien équipés en informatique et deuxièmement, l’homme qui nous a accueilli portait un costume 3 pièces. Jamais un employé d’une agence d’état ne pourrait se l’offrir. Et lorsque notre homme nous annonça que tous les trains de la semaine était pleins mais qu’il pouvait nous avoir des places pour plus 500 roupies par personne (au lieu de 90 roupies) j’eus la certitude que nous étions dans une agence bidon, créée pour dépouiller les touristes innocents.
Après lui avoir fait comprendre qu’il se moquait de nous, nous sommes partis en direction de la gare centrale (de nouveau). Alors que nous avions parcouru une centaine de mètres en remontant la rue, nous nous trouvâmes nez à nez devant le vrai office de tourisme de Delhi. Plus tard, après avoir bavarder quelques minutes avec l’employé à l’accueil, j’appris que c’était une arnaque commune que d’envoyer les touristes fraîchement débarqués dans ces agences bidons. Cet homme m’indiqua comment réserver mes billets de train depuis la gare centrale et je le quittais réconciliée avec les centres d’informations indiens.

Photo souvenir avant le départ, père d'Eric
A notre arrivée à la gare, devant le bâtiment des réservations ferroviaires, une autre mauvaise surprise nous attendait. L’employé qui gardait la porte d’entrée nous refusait l’accès, prétextant que nous devions acheter nos billets dans un autre bâtiment (qui après explication se révéla être celui dont nous arrivions). Furieux, nous forçâmes le passage mais les militaires postés à l’entrée nous barrèrent le passage : « On ne rentre pas avec des sacs, question de sécurité ». « Ok, no problem » (retenez cette phrase, elle va vous beaucoup vous servir en Inde !). Nous nous dirigeâmes alors vers les vestiaires ou les Indiens laissaient leurs affaires. « No » fut la réponse de l’homme s’occupant de numéroter les sacs. Comment ça non ? « Pas de sacs sans cadenas ». « Quoi ?! Vous vous foutez de notre gueule ! » (A cet instant, nous avions perdu tout sang froid) « Aucun sac n’a de cadenas !! ». « Si vous n’avez pas de cadenas, je ne prends pas les sac », répliqua l’homme têtu comme un mule. Il ne voulu rien savoir.
Heureusement pour nous, nous étions plusieurs et, tandis que les parents d’Eric gardaient nos bagages, nous nous rendîmes aux comptoirs pour acheter nos billets. Coup de chance, deux guichets réservés aux femmes étaient ouverts. Je me faufile dans la queue et au bout de 15 minutes, je ressors, nos précieux sésames dans la main.

Eric et moi, attendant le départ du train
Coût de l’opération : plus de 3 heures de prise de tête pour acheter un billet de train pour relier les 190 km qui nous séparent d’Agra.
La suite de nos aventures à Delhi au prochain épisode….
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09:00 Publié dans Delhi | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : globe croqueuse, carnet, carnet de voyages, tourisme, blogs, Inde
Commentaires
Je suis tout à fait d'accord avec ce que vousavez écrit. Moi je me suis faite avoir par un guide indien qui a prétendu pendant presque 9 mois qu'il était tombé fou d'amour pour moi et moi je lai cru étant pendant cette période en manque d'affection. Je suis allée le rejoindre à Delhi et là pendant un mois nous avons parcouru Jaipur pour acheter des bijoux (il passait derrière mon dos pour empocher sa commission) et avon terminé notre séjour dans l'Himalaya. Du billet d'avion, essence, bouteilles d'eau, bouteilles de wisky, bouteilles de vin (il buvait beaucoup) petits-déjeuner, déjeuners, dîners, au restaurant et chambres d'hôtel. (toujours il passait derrière mon dos pour sa commission) J'ai tout payé.Jusqu'aux bijoux de pierres précieuses et semi précieuses qui étaient fausses lorsque je suis rentrée à Paris, c'est ce que m'ont dit ces bijoutiers Français. Furieuse, je l'ai appelé et il m'a dit que je pouvait revenir en inde à Jaipur, que le commerçant me les rembourserait (alors qu'il avait déjà touché sa commission), il me demandait 1000 euros pour lui. Et je lui ai répondu "stop" on arrête tout : tu es un gigolo et un voleur. Mais je garde un très bon souvenir de ce grand pays magnifique à part la saleté. J'y retournerai mais je ne me ferai plus prendre aux faux sentiments.
Ecrit par : chazarain | samedi, 08 septembre 2007
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