dimanche, 12 novembre 2006
Etre vacanciers en Inde n'est pas de tout repos
Lors de nos déplacements touristiques dans le pays, j’aurais tendance à comparer les Indiens aux Japonais. Tout d’abord, un Indien en vacances ne se déplace jamais sans son appareil photo ou caméscope. Deuxièmement, les deux sont tout autant attirés par les « autres », ceux qui ne leur ressemblent pas, au point de toujours vouloir immortaliser cette rencontre.
Aux premiers abords, cela ne semble pas être très dérangeant. Une ou deux photos par jour, trois sourires et quatre serrages de main ne nous font perdre que quelques minutes de notre précieux temps de vacanciers. Mais lorsque que cela se multiplie par 50 ou par 100, ce petit manège de politesse devient très vite lassant.
Voici ce que nous avons du endurer à Matheran. Matheran est une petite station climatique sans voiture ni autre pollution sonore, perdue au sommet d’une montagne et entourée de forets. Grasse matinée ponctuée des chants des oiseaux, ballade à cheval, couché de soleil somptueux… Bref, un paradis pour les amoureux en somme. Seul bémol, les touristes Indiens.
Nous ne pouvions pas passer deux minutes seuls ! Constamment, des groupes d’indiens nous importunaient pour nous serrer la main, nous prendre en photo, nous poser des tas de questions indiscrètes ou encore faire quelques pas (souvent plusieurs kilomètres) avec nous.
Je loue un cheval pour une heure, nous perdons 20 minutes à cause des gens qui nous stoppent toutes les 5 minutes pour me prendre en photo. Nous nous arrêtons discuter avec des locaux, c’est tout un troupeau de curieux qui se créait autour de nous. Nous nous baladons main dans la main à discuter de la pluie et du beau temps, très vite nous sommes rejoints par un groupe d’adolescents rigolant bêtement derrière notre dos.
De tout ceci, par habitude, je peux y être indifférente, mais il y a une chose que je ne supporte pas, une chose qui me met hors de moi : les insultes gratuites. Pure méchanceté, ces attaques verbales ont fusé lorsque nous nous trouvions à Matheran. Nous passions à côté d’un groupe de jeunes (me donnant l'impression de ne pas être ni très intelligent, ni très sociable) et au moment ou nous les croisions, un de la bande criait en nous regardant un mot incompréhensible et toute la bande se mettait à rire aux éclats.
Dans ces moments là, on regrette de ne pas parler la langue autant pour comprendre que pour répondre…
06:35 Publié dans Pensées... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonjour Aude, j'espère que tu vas bien. Ton blog est vraiment très intéressant, c'est un plaisir de découvrir les sites que tu as visités et de nombreuses informations sur la vie quotidienne en Inde. Je te félicite et te remercie de nous faire partager tes découvertes. A bientôt. Sabrina.
Ecrit par : ANTOINE | mardi, 12 décembre 2006
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