mardi, 22 août 2006
Pollution et Co ....
Après deux mois passés à Bangalore, je tire cette déduction : les Indiens sont égoïstes et narcissiques. Je pensais que d’être plus d’un milliard d’individus aurait du développer le sens de la fraternité et de l’entraide chez les Indiens mais au contraire, je n’ai jamais visité un pays ou l’individualisme n’a été plus prononcé.
L’exemple le plus flagrant de cet égocentrisme est la pollution omniprésente en Inde. Détritus, immondices, excréments, ordures, débris, rognures et déchets vous entourent constamment.
A Bangalore, la ville fait tout ce qu’elle peut pour limiter cette pollution d’origine humaine mais les poubelles et les avertissements accompagnés d’amendes n’effraient personne. Même les gardes champêtres, ayant pourtant pour rôle de protéger les espaces verts, ne se privent pas pour répandre le contenu de leurs poches ou d’abandonner sur place les restes de leurs repas !
Cette dégradation de l’environnement ne choque personne et chacun y va du sien pour maintenir le pays dans cet état de souillure permanant et invariable.
Les hommes urinent partout, sur les murs ou le bord des routes, sans même avoir la décence de se cacher au regard des autres. Les escaliers du bâtiment administratif où Éric est allé valider son permis est jonché d’excréments. Les hommes crachent sans retenue.
Et se ne sont que des exemples parmi des milliers !
La vache, qui est pourtant considérée comme un animal sacré en Inde, meurt tous les jours d’empoisonnement dû aux sacs en plastique ingérés qui traînent partout au milieu des rares touffes d’herbe.
Les femmes lavent leur linge et se débarrassent de leurs déchets directement dans les cours d’eau traversant la ville.
Et la station d’épuration rejette une eau encore plus polluée que celle qu’elle reçoit !!
J’illustre mes propos de quelques photos …
Un autre exemple, manie indienne qui a tendance à m’exaspérer au plus au point, sport national aux nombreux adeptes, l’impatience au degré maximal ! Par exemple, vous êtes entrain de faire la queue au supermarché (attention, supermarché aux normes indiennes, ce qui correspond à la petite superette de campagne pour la France) quand tout d’un coup, deux personnes vous passent devant le plus innocemment du monde. Ce scénario se répète à la poste, dans les files de cinéma, au musée, bref, partout ou l’on doit attendre plus de 30 secondes.
Au début, je me suis dit que ma physionomie y était pour quelque chose mais ce même synopsis se déroule entre Indiens.
Pour en finir avec ce chapitre, je dirais qu’il est très difficile de prendre des photos dans ce pays. Un autre exercice favori des Indiens est de passer devant l’objectif de l’appareil photo au moment ou vous appuyez sur le déclencheur. Certains arrivent même à se faufiler alors qu’il n’y a que 15 cm entre vous et un obstacle (si, si, cela m’est arrivé !), du style entre vous et une chaise ou entre vous et un mur.
Le jour de l’Indépendance, durant le spectacle offert par les enfants, j’ai cru que j’allais commettre un incident diplomatique !
08:15 Publié dans Pensées... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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